Vanessa Hahusseau qui redonne vie aux papiers peints historiques avec sa marque le grand siècle répond aux questions autour des sens . La couleur est au cœur de son travail
C’est quoi pour vous un détail qui change tout ?
Souvent, c’est vrai que la perfection, elle se niche dans les détails. C’est souvent ce qui prend d’ailleurs énormément de temps. Moi, en tout cas, ce qui me marque dans notre métier, qui fait souvent la différence, je trouve, c’est l’association des couleurs, c’est à dire qu’un motif, un dessin peut être magnifique. Si les associations de couleurs ne sont pas heureuses, on passe à côté de la beauté du dessin.
Ce qui fait que c’est souvent très compliqué parce qu’il y a sur certains panoramiques plus de 1000 couleurs. Mais c’est l’harmonisation de ces couleurs, je trouve, qui fait souvent toute la différence.
Votre gamme de couleurs préférée ?
Alors moi, je suis très bleu et vert. J’ai souvent un peu de mal à en sortir d’ailleurs. C’est vraiment le camaïeu qui va du bleu au vert, en passant par le bleu canard. Le bleu ardoise, le voilà, je suis inconditionnelle.
Tâtonnez-vous beaucoup avant de lancer une collection ?
On part de choses existantes, donc je dirais que ce qui prend souvent beaucoup de temps, c’est la sélection. Quand on voit des décors intéressants, c’est d’essayer de voir en fait quelle est la pertinence aussi. Ça peut être parfois très beau, mais en même temps, ça peut n’avoir aucune résonance dans l’époque d’aujourd’hui. Il faut quand même. C’est une de nos contraintes que ça plaise à des gens d’aujourd’hui et qu’ils puissent se projeter avec ce type de décor chez eux. C’est un peu là où se situe le tâtonnage en fait.
Un son pour créer ?
C’est très variable en fait, c’est que si j’ai besoin de beaucoup de concentration et de penser une collection vraiment dans son ensemble, à sa cohérence, etc, j’ai surtout besoin de silence total. Ça me pollue vite sinon. Après j’aime beaucoup écouter de la musique et des musiques, très variées, ça peut être de la musique classique ou alors de la musique très électro. Plutôt quand je suis dans des choses créatives mais très plus opérationnelles en fait, où là j’ai besoin d’avoir un peu d’énergie et de pouvoir un peu flotter en fait dans ce que je fais sans avoir un niveau de concentration trop fort.
L’odeur qui vous ramène à l’essentiel.
Les odeurs un peu, je dirais boisées et un peu de conifères me donnent toujours l’impression d’être très. Intervenant : Très alignée avec moi-même et très ancrée en fait.
Le sens le plus aiguisé chez vous ?
L’odorat, je crois. Le sens qui vous fait défaut, s’il y en a. Je ne dirais pas défaut, mais c’est peut-être celui que j’active le moins, c’est peut-être le toucher.





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